Un réseau de falsification des cartes bancaires devant la justice à Tanger

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 10 Février 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Deux membres d'un réseau britannique de hackers (pirates des systèmes d'exploitation informatique) spécialisé dans la falsification des cartes bancaires de paiement ont été récemment présentés au juge d'instruction près le tribunal de première instance de Tanger sous les chefs d'inculpation de falsification de documents bancaires et usurpation d'identité.

    Noureddine F. (30 ans), ressortissant marocain établi en Grande Bretagne et Chandry A.S. (30 ans), ressortissant britannique d'origine pakistanaise, avaient été appréhendés par les éléments de la brigade judiciaire dans un grand hôtel de la ville du détroit où ils menaient un train de vie de luxe avec des dépenses démesurées.
    Entre restaurants chics, lieux de loisirs nocturnes et achats d'articles de grand luxe, les deux jeunes hommes écumaient les terminaux de paiement à la carte avec des dépenses quotidiennes qui dépassent souvent les 100.000 DH.
    Intrigués par la fréquence des opérations sur certaines cartes, le Centre Monétique Interbancaire, un organisme basée à Casablanca qui a la charge de la gestion des paiements électroniques, a saisi la brigade judiciaire de Tanger pour enquête.
    Ce n'était pas une tâche aisée pour les enquêteurs d'identifier les deux suspects puisqu'ils opéraient sous de fausses identités et avaient pris le soin de suborner un employé d'hôtel afin de ne pas être enregistrés sur le registre des arrivées.
    Toutefois, les fins limiers de la troisième brigade judiciaire sont arrivés à pister les deux suspects et à les appréhender en flagrant délit.
    Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux jeunes hommes étaient en possession de 12 cartes de paiement falsifiées (MasterCard et Visa) utilisant les codes personnels de clients étrangers aux comptes bien garnis.
    Selon les enquêteurs, il s'agit d'un travail professionnel puisqu'il était particulièrement difficile de distinguer les cartes falsifiées.
    Les comptes débités sont domiciliés aux Etats-Unis, au Koweït, à Dubaï, à la Nouvelle Zélande, à Hong Kong et aux Iles Bermuda.
    Les deux prévenus ont avoué appartenir à une bande basée à Londres spécialisée dans la falsification de cartes bancaires. L'Interpole a été avisé pour le démantèlement du réseau et l'arrestation des autres membres de la bande.
    Une telle affaire relève de la cyber-criminalité qui prolifère de façon inquiétante sur la toile Internet après le développement du commerce électronique. Ce sont souvent des jeunes particulièrement doués en informatique qui s'organisent en bande dites ''black hackers''.
    Le ''Pishing'' est un autre procédé de piratage sur le web


    Ils commencent alors à utiliser leurs connaissances pointues en informatique pour déjouer les systèmes de sécurisation des paiements via le Web afin de mettre la main sur les codes bancaires des clients qui opèrent des achats ou autres transactions financières.
    Les modus operandi sont nombreux et ne cessent de redoubler d'ingéniosité afin de trouver des failles dans les systèmes de sécurité et déjouer leur vigilance.
    Le plus répandu est l'utilisation par les pirates de logiciels espions tels les ''keylogger'' ou les ''trojans'' qu'ils arrivent à infiltrer de façon aléatoire sur les ordinateurs des internautes.
    Une fois installé discrètement, le ''keylogger'' collecte les mots de passe et autres données confidentielles de l'utilisateur, notamment les codes des cartes bancaires, pour les envoyer aux pirates qui l'ont programmé.
    Les codes d'identification clients ainsi récupérés sont utilisés directement via le net pour des détournements ou placés sur les bandes magnétiques des cartes de paiement falsifiés.
    Le ''Pishing'' est un autre procédé de piratage qui fait actuellement des ravages sur le web.
    Après avoir infecté le système de navigation d'un utilisateur par des ''cool web search'', le pirate dirige sa victime à une réplique identique du site web de sa banque où de l'établissement par lequel il opère ses transactions financières.
    L'objectif est de récupérer les codes et les données confidentielles d'identification du client pour disposer de son compte.
    Le phénomène du ''hacking'' sur le web n'est pas uniquement synonyme de fraude et de criminalité.
    Sur le net s'active une nombreuse communauté dite ''white hat hackers'' qui consacre son savoir-faire pointilleux en informatique pour décortiquer des systèmes d'exploitation afin d'y relever les failles dans la sécurité et en aviser les concepteurs.
    Certains de ces ''zoro du web'', qui tiennent farouchement à leur anonymat, s'ingénient à infiltrer des réseaux hautement sécurisés simplement pour y déposer des messages sur les failles de sécurité qu'ils ont exploité.


    ALBAYANE
     

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