Un slogan cruel du Polisario pour disloquer les familles sahraouies

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 20 Septembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    «Les armes c¹est votre père, la révolution votre mère»

    «Les armes c¹est votre père et la révolution votre mère», c¹est avec ce slogan cruel que le «Polisario» dépossède les enfants séquestrés dans les camps de Tindouf de tout sens d¹appartenance à une famille, les déleste de leur identité marocaine, arabe et islamique et entretient un lavage de cerveau pour s¹assurer une armée d¹enfants-soldats entraînés à la guerre.

    Les membres d¹une délégation de sahraouis ayant réussi à fuir les camps de Tindouf pour rallier la mère patrie ont chacun une histoire douloureuse à raconter, un témoignage poignant sur une tranche de vie gâchée, tout un pan de leur jeunesse atrophiée.
    Leurs témoignages émouvants livrés à des congressmen américains, des organisations des droits de l¹Homme, des associations religieuses et des représentants de la presse ont ouvert des brèches dans la propagande fallacieuse du polisario.

    En exposant la réalité crue des affres endurées dans les camps et en livrant des drames terribles maintes fois racontés, ils espèrent mettre fin à une tragédie qui n¹a que trop duré.
    Ces enfants élevés selon les principes de l¹opération ¼¹ninos de la guerra¹¹ (enfants de la guerre) ont grandi sans l¹amour et l¹affection de leurs parents, coupés de leur monde et arrachés à leurs traditions.

    Une enfance volée.

    Maintenue loin de sa famille et utilisée comme moyen de pression pour garder ses proches dans les camps, Mme Saadani Ma Oulainine ne garde de son enfance et de son adolescence que des souvenirs douloureux, comme celui de son père se faisant torturer sous le regard innocent et candide d¹une fillette de cinq ans. A l¹age de 11 ans elle connaîtra le déchirement de la séparation en étant déportée à Cuba pour un exil forcé de 11 longues années. A son retour, elle trouvera son père décédé depuis longtemps dans les prisons du polisario.

    Même destin que celui de Mme Ghalli Bentaleb qui a été arrachée aux siens et qui a passé près de 14 ans à Cuba, complètement coupée de sa famille, de ses traditions et de son identité.
    C¹est le cas aussi de M. Tahar El Aoud envoyé à l¹âge de 13 ans à Cuba où il passera plus de 10 ans subissant un endoctrinement idéologique et une instruction militaire.
    Drames de parents également.

    Hossein Bentaleb est l¹un de ces pères qui ont vu leurs familles disloquées, leurs enfants déportés loin d¹eux. S¹il a pu retrouver sa fille Ghalli après une séparation de près de 14 ans, sa famille demeure éparpillée, avec un fils déporté à Cuba, un autre en Algérie et un autre en Libye.

    L¹auto-détermination, affirme M. Mohamed-Salem Al Kadi à la MAP, nous l¹avons déjà exercée en choisissant de retourner à la mère-patrie. La politique, poursuit-il, les jeunes qui ont été embrigadés à Cuba où ils passent leur temps entre les cours, le travail dans les plantations de canne à sucre et l¹entraînement militaire n¹en ont cure.
    Il importe de dissocier le politique de l¹humanitaire pour réunir les familles, permettre aux jeunes de mener une vie normale et ramener les enfants déportés à Cuba et en Algérie, souligne cet ancien responsable du «Polisario» qui a passé 25 ans dans les camps de Lahmada où il était chargé de la distribution de l¹aide humanitaire.

    De par le poste qu¹il a occupé, M. Al Kadi est bien placé pour parler des détournements de l¹aide humanitaire qui est revendue au marché noir dans des pays voisins.
    Ces pratiques, raconte-t-il, font de cette population fière des individus réduits à tendre la main pour quémander l¹assistance à des organisations de plus en plus réticentes devant le refus des geôliers de ces grandes prisons de leur laisser l¹accès libre aux populations pour superviser la distribution des denrées et autres produits de première nécessité et mener un recensement pour pouvoir évaluer les besoins.

    Il relate également comment l¹enseignement, dispensé dans ce qui tient lieu d¹écoles dans les camps, est des plus rudimentaires, se réduisant à des leçons données sans programme ni manuels.
    M. Al Bachir Dakhil, un des fondateurs du «Polisario», nourrit le même espoir que l¹aspect humanitaire soit enfin dissocié du politique afin que des familles, dont certaines séparées pendant plus de 35 ans, puissent se réunir et que les peuples de la région du Maghreb puissent vivre dans la paix, la cohésion et la prospérité.

    Sur l¹objectif du déplacement de la délégation aux Etats-Unis, voyage qu¹il qualifie de ¼¹purement humanitaire¹¹, il a souligné que tous les interlocuteurs, aussi bien les membres du Congrès, les journalistes que les dirigeants des différentes communautés religieuses, qu¹ils ont rencontrés se sont montrés très réceptifs aux tragédies vécues par les populations séquestrées à Tindouf.


    Après Washington, la délégation va se rendre à Miami, Floride, pour poursuivre les contacts visant à dévoiler la vérité sur les conditions de vie dans les camps de Tindouf et les pratiques inhumaines qui y ont lieu et à démasquer le vrai visage des geôliers qui n¹hésitent devant aucune abjection pour servir leurs propres intérêts.
    Leur ambition est que la séquestration des oubliés des camps ne soient plus exploitée comme moyen de marchandage politique, pour qu¹enfin l¹humanitaire prime sur le politique.

    ALBayane
     

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