Un suspect du 16 Mai enfin arrêté et 3 Marocains extradés de Syrie

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 7 Octobre 2006.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

    J'aime reçus:
    85
    Points:
    0
    Les attentats du 16 mai n'en finissent pas de surprendre. Activement recherché depuis 2003, un ultime mis en cause, S.A, a été enfin appréhendé par la police judiciaire de Casablanca. Une arrestation qui réduit les risques de recrutement qu'un présumé terroriste en cavale est capable de faire. En effet, depuis les tristement célèbres attentats, les puits des intégristes sont régulièrement asséchés à travers des coups de filet.

    Le juge d'instruction près l'annexe de la cour d'appel de Salé a auditionné, jeudi soir, le prévenu pour implication présumée dans les attentats terroristes de Casablanca, apprend-on de source judiciaire.
    Placé en détention préventive à la prison locale de Salé, sur décision du juge, le mis en cause est poursuivi pour «constitution de bande criminelle dans l'intention de préparer et de commettre des actes terroristes, dans le cadre d'un projet collectif visant à porter atteinte à l'ordre public, à l'intégrité physique des personnes et meurtre prémédité». Les aveux du dénommé S.A pourraient être utiles pour la police afin de mettre hors d'état de nuire d'autres présumés terroristes.

    Sur un autre registre, le juge d'instruction près l'annexe de la cour d'appel de Salé a également auditionné, jeudi après-midi, le dénommé I.B poursuivi dans le cadre de la loi antiterroriste. Il a été remis récemment par les autorités syriennes à leurs homologues marocaines, est-il indiqué par des sources judiciaires.

    Le prévenu est poursuivi par le parquet général près la cour d'appel de Rabat pour «constitution de bande criminelle dans l'intention de préparer et de commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter atteinte à l'ordre public».
    Deux autres prévenus ont été auditionnés, un jour avant par la même cour de Salé. Il s'agit de A.Z et de A.K, remis également par les autorités syriennes.

    Les chefs d'accusation prononcés par le parquet contre les deux prévenus vont de la «constitution d'une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes» à «l'appartenance à une organisation interdite», en passant par la «tenue de réunions publiques sans autorisation». Le juge d'instruction a décidé de placer les trois mis en cause en détention préventive à la prison locale de Salé en attendant leur audition prochainement.

    Rappelons qu'un mois après les attentats du 16 mai, le démantelant des cellules de Casablanca n'annonçait pas le repli définitif de celles éventuellement installées dans le pays. Un travail de renseignement a été alors lancé pour bloquer l'activité de plusieurs réseaux, qualifiés avant les attentats du 16 mai «d'inoffensifs».


    Des centaines de personnes ont été arrêtées pour examens, dont certaines se sont avérées appartenant à des mouvances extrémistes notamment la «Salafia Jihadia». Trois ans après, tous ceux qui représentent un danger potentiel sont dans la ligne de mire.

    Mostafa Bentak
    Source: Le matin
     

Partager cette page