Une association amazighe recherche une alternative à l'Institut royal pour la cu

Discussion dans 'Info du bled' créé par omarigno, 13 Avril 2006.

  1. omarigno

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    Une association amazighe recherche une alternative à l'Institut royal pour la culture amazighe

    L'association Réseau amazighe de citoyenneté organisera un séminaire national du vendredi 14 au dimanche 16 avril, invitant plus de 40 associations amazighes, dans le but de discuter et d'approuver un projet de loi visant à mettre en place une instance alternative à l'Institut royal pour la culture amazighe et à constituer un groupe de pression pour s'en faire l'avocat et permettre sa mise en place.

    Ahmed Arhamoosh, président de cette association, a indiqué à Magharebia que le but de cette initiative était de créer une instance nationale pour la langue, la culture et la civilisation amazighe, disposant de sa propre indépendance et de pouvoirs étendus de prise de décisions politique, y compris l'autorité de faire promulguer des lois.

    M. Arhamoosh a expliqué que son association travaille depuis un an à ce projet de loi. "Nous avons effectué des recherches approfondies sur les lois régissant des instances similaires, en particulier la loi sur l'Académie Mohammed VI pour la langue arabe, la loi sur le Conseil d'arbitrage des griefs et sur la Commission justice et équité. Nous nous sommes également basés sur la Déclaration de Paris sur les instances nationales sectorielles."

    Le projet de loi proposé par l'association vise à élargir la représentation des associations amazighes au sein de cette instance, en proposant que le conseil exécutif soit composé de 44 membres, parmi lesquels 20 représentants des associations amazighes et des représentants de chaque secteur gouvernemental concerné par les affaires amazighes -- les ministères des Finances, de la Justice, de l'Education, du Plan, de la Fonction publique et de la Culture. Ce projet de loi propose également que le conseil exécutif de l'instance comprenne des représentants des universités, ainsi que des avocats et des organisations de femmes.

    "Nous tentons de répondre aux faiblesses de l'Institut royal pour la culture amazighe, dans la mesure où il s'agit d'une instance consultative pour le roi, et non d'un organe de décision, avec un budget qui dépend du Palais royal, ce qui entrave son indépendance. En matière de représentation, nous avons découvert que seulement quatre associations amazighes sont représentées à l'Institut royal, alors qu'il en existe plus de cent au Maroc", a indiqué M. Arhamoosh.

    "L'autre problème dont nous pensons qu'il constitue un obstacle à l'efficacité de l'institut est l'absence de toute relation entre lui et le gouvernement, ce qui place ses décisions en porte-à-faux avec les directives gouvernementales. Nous avons en conséquence suggéré qu'il y ait des représentants des ministères les plus importants dans le conseil exécutif de l'instance que nous proposons, de manière à assurer la coordination entre les préoccupations de cette instance et celles du gouvernement."


    M. Arhamoosh a déclaré que onze associations amazighes avaient approuvé ce projet de loi, et qu'il espérait que ce nombre passera entre 35 et 40 lors du débat national qu'il organise.

    "Nous espérons pouvoir rassembler les soutiens nécessaires pour présenter officiellement ce projet de loi au chef de l'Etat durant le mois de mai et pouvoir faire en sorte qu'il soit approuvé par le conseil des ministres", a-t-il indiqué.

    Cette initiative a lieu quelques semaines seulement avant la fin du mandat de l'actuel conseil d'administration de l'Institut royal pour la culture amazighe, fondé il y a quatre ans à l'initiative du roi Mohammed VI.
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    Par Mawassi Lahsan pour Magharebia à Casablanca – 12/04/06
    Sujet propose par : aghilasse
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