Une délégation marocaine expulsée d’Alger

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 19 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Après les récits des anciens prisonniers sur les affres des geôles de Tindouf, la bataille des délégations s’accélère
    Les représentants de l’Association Sahara marocain ont été expulsés, hier, avant même d’avoir quitté l’aéroport Houari Boumédiene.

    Arrivé sur un vol en provenance de Rome, le groupe formé de quatre personnes a été accueilli dès sa descente d’avion par les forces de l’ordre algérien. Les visiteurs marocains avaient pourtant, informé le ministère des Affaires étrangères de leur intention de se rendre en Algérie. L’objet de cette visite était de demander le rapatriement des dépouilles des séquestrés marocains morts dans les camps de Tindouf.
    Dès leur arrivée à l’aéroport d’Alger, jeudi, les quatre personnes ont vu leurs passeports confisqués par la police et séquestrés, avant d’être conduits manu-militari à bord de l’avion italien.
    Leurs passeports ont été remis au commandant de bord, en violation des dispositions légales internationales en vigueur dans les différents aéroports internationaux.
    L’un des membres de la délégation, en l’occurrence l’épouse de l’un des prisonniers marocains qui n’est jamais revenu du bagne de Tindouf, et qui est enterré là-bas, a été blessée, lors de cette expulsion.
    A Rome, les autorités italiennes ont rendu aux membres de la délégation leurs passeports, après vérification de leurs visas.
    Le président de cette même Association, avait fait, mardi dernier, l’objet d’une interdiction d’embarquement de la part du commandant d’un avion d’Air Algérie.
    Cet incident est le dernier d’une série qui émaille ces derniers temps, le débat sur l’après libération des soldats marocains séquestrés pendant plusieurs décennies dans les geôles du polisario dans le sud algérien.
    Les 404 soldats et membres des forces auxiliaires revenus au Maroc, il y a quelques semaines à peine, ont commencé à raconter les affres qu’ils ont subies pendant cette longue période de détention.
    Soumis à un régime dur de travaux forcés, de privations de toutes sortes et à des conditions de vie inhumaines, plusieurs dizaines de séquestrés se sont retrouvés prisonniers, durant les années 70, période pendant laquelle les séparatistes parvenaient encore à faire des incursions dans le Sahara marocain, nombre d’entre les prisonniers marocains ont succombé à ce traitement en violation de toutes les lois.
    Et la plupart des revenants ont manifesté leur désir de voir les responsables de cette situation punis pour les crimes commis.
    En attendant, le problème qui préoccupe actuellement tout le monde est le travail de mémoire nécessaire pour retrouver les corps des disparus et permettre à leurs familles de faire leur deuil en établissant toute la vérité sur leur mort.
    Et c’est dans ce sens que la plupart des associations marocaines tentent de travailler. Un travail auquel les autorités publiques, elles aussi, doivent contribuer. Et pourquoi pas avec la collaboration des autorités algériennes … c’est le moins qu’Alger puisse faire à ce sujet.


    LIBERATION

     

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