Une foule de clandestins subsahariens entre de force dans Mellilia

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 1 Septembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Après quatre assauts meurtriers successifs

    L'entrée par la force, en quatre assauts successifs, d'une centaine d'immigrants subsahariens au préside occupé de Mellilia après des affrontements avec la garde civile espagnole met, une fois de plus, au devant de la scène le problème de l'émigration clandestine vers l'Europe. Les afflux des subsahariens se poursuivent sans répit partout sur le territoire marocain. Une fois sur la péninsule, les sans-papiers sont laissés en liberté avec un avis d'expulsion si leur nationalité n'a pu être établie ou si leur pays d'origine n'a pas signé d'accord de rapatriement avec l'Espagne.


    Pour que ces gens-là puissent survivre, ils se livrent à toutes sortes d'activités sans exception (vol, violence, cambriolage, drogue, prostitution) et polluent aussi partout, la plupart étant sans domicile fixe.

    Depuis quelques années, on voit prospérer un marché de services, tendant à faciliter l'émigration illégale, notamment par la fourniture de documents falsifiés et de moyens de transport, l'hébergement en transit ou l'obtention d'un emploi. Khalid Jemmah, président de l'Association des amis et familles des victimes de l'immigration clandestine (AFVIC), dit s'inquiéter du " flux migratoire subsaharien qui ne cesse de grossir ".

    " Il y a 5 ans, ils n'étaient pas plus de 400 dans tout le nord du Maroc. Aujourd'hui, on en compte plusieurs milliers (...). Or, le Maroc n'a pas la capacité de les accueillir. Ils vivent dans des campements sans aucune infrastructure, parfois dans des forêts. On peut parler de drame humanitaire ", a-t-il dit à l'AFP depuis Casablanca.

    Il semble que malgré la mise en place d'une direction chargée d'élaborer une stratégie nationale, en matière de lutte contre les réseaux de trafic d'êtres humains, la situation ne s'est guère améliorée. Autrement dit, ni les détecteurs infrarouges, ou les gardes-frontière, ni les barrières ou la double grillage métallique, n'arrivent à empêcher l'émigration clandestine.

    Principale porte de l'Afrique aux frontières de l'Europe, le Maroc voit passer chaque année des milliers d'immigrés clandestins, dont la traque s'avère difficile et coûteuse. Cette traque s'est soldée, certes, par plusieurs arrestations des étrangers qui sont nombreux à attendre leur embarcation clandestine vers l'Europe. Seulement, ces opérations coup de poing s'intensifient au moment où des voix critiquent sévèrement "les politiques sélectives" des Etats européens accusés de " fermer leurs frontières devant les ressortissants des pays au sud de la Méditerranée tout en encouragent l'ouverture de ces pays aux marchandises et aux capitaux européens ".
    Entre temps, des ressortissants maghrébins et des subsahariens confrontés aux conflits et à la misère en Afrique, ne cessent de transiter par notre pays, dans l'espoir de regagner l'Europe souvent au péril de leur vie. Des sources proches de la garde civile assurent que les assauts ont été menés d'une manière coordonnée et avec des manoeuvres de diversion.

    Malgré les efforts des gardes civils et des forces de sécurité marocaines, une centaine de clandestins ont réussi à pénétrer dans le préside occupé. Il s'agissait de la deuxième tentative d'entrée massive en trois jours. Le seul précédent d'ampleur similaire remonte à août 2004, avec une tentative simultanée de près de 500 immigrants. Les émeutes ont éclaté quand une dizaine d'immigrants ont réussi à forcer la ligne de défense de la garde civile lors du premier assaut mené vendredi dernier par un groupe de 350 Subsahariens.

    Quelque 80 autres immigrants sont entrés dans le préside occupé lors d'un deuxième assaut mené par un groupe de 300 Subsahariens dimanche. Une autre escarmouche a eu lieu dans un autre endroit, simultanément à cet assaut, ce qui a permis à 10 clandestins de pénétrer à Mellilia. Ces assauts successifs se sont soldés par la mort de deux clandestins et des blessures dans les rangs des gardes civils et des clandestins.

    Le journal El Pais révèle qu'une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort d'un immigrant camerounais dimanche dernier lors des affrontements avec la garde civile, un décès que plusieurs ONG espagnoles attribuent à "l'utilisation excessive de matériel anti-émeute" par les forces de sécurité espagnoles.

    L'organisation non gouvernementale SOS Racisme a fait état de témoignages de " citoyens étrangers qui se trouvaient sur les lieux ", selon lesquels deux Camerounais, dont un de 17 ans, sont morts en territoire espagnol aux mains de la garde civile qui aurait ensuite refait passer les corps côté marocain via l'une des portes ménagées dans le grillage. Selon ces témoignages anonymes, les faits se sont produits dans la nuit du 28 août.

    La garde civile avait alors fait usage de " matraques électriques, gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et balles réelles ".

    El Mahjoub Rouane
    Le Matin

     
  2. A_mir

    A_mir les causes perdues...

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    Re : Une foule de clandestins subsahariens entre de force dans Mellilia

    hadi hiyya lmassira assawda2. Chaqu'un ce qu'il veut liberer..
     
  3. fassi

    fassi Citoyen

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    Re : Une foule de clandestins subsahariens entre de force dans Mellilia

    c une tactique bien connu qui s'apelle ghadi nedkhol se7a.

    iwa mssaken ra bezez ydiro bal haka. les conditions dans lesquelles ils vivent sur le teritoir marocain sont inhumaine.

    je me demande ce que font les autorites marocaine??

    un autre stade est franchi dans l'immigration clandestine
     

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