Une nouvelle approche pour résorber les bidonvilles

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 6 Octobre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Création d'une société mixte​


    Résorber les bidonvilles d'ici 2010, c'est un vaste programme que se fixe le département de l'Habitat avec à la clé les contrats de villes. En juillet 2004, le ministère signait ses deux premiers contrats avec Rabat et Salé. Environ 70 villes abritant près de 212000 ménages sont concernées.

    Le coût du programme est de 17 milliards de DH. A fin juin 2005, 40 contrats de villes sont signés pour un total de 130.400 ménages. Casablanca constitue toutefois une grosse tâche noire au niveau du pays. Les poches d'habitats insalubres sont nombreuses et les contraintes pour la résorption sont importantes. Le foncier arrive au haut du hit parade. Les espaces s'amenuisent dans la métropole. La conséquence immédiate est un renchérissement du coût des terrains. Cette cherté du foncier ouvert à l'urbanisation ne favorise pas la promotion de produits habitat de faible prix.

    Ceci n'en dément que la métropole possède de nouveaux atouts comme l'existence d'une réserve foncière publique non ouverte à l'urbanisation ou une forte concentration de grands promoteurs.

    Les chiffres de Casablanca en matière d'habitat insalubre sont alarmants. En 2004, ils sont près de 65000 ménages bidonvillois et 72000 vivant dans de l'habitat vétuste. Ils sont également 58000 dans un habitat non réglementaire et sous équipé. Evidemment, un vaste programme est enclenché. Il concerne pour le démarrage 17294 ménages. Six opérations sont lancées avant 2004 dont celle qui concerne le relogement de Bachkou, Ben M'Sick, Nassim et Koréa notamment. Il y a aussi le recasement au niveau de Médiouna et de Massira.

    Sur l'année 2004/2005, plus de 13000 ménages sont touchés. Trois opérations de relogement sont programmées à Ennakhil, Omar Ibn Al Khattab et Sidi Maârouf. A cela s'ajoute deux opérations de recasement celui de Douar Thomas et le bidonville allant de la Zone industrielle Izdihar à Sidi Bernoussi, et deux opérations de recasement celui de Douar Skouila et de Karian Messaoudi.
    Le reliquat à programmer est d'un peu plus de 47000 ménages principalement localisés à Ain Sebâa Hay Mohammadi et Sidi Bernoussi.

    L'approche adoptée par les autorités de la ville pour parvenir à résorber la délicate question de l'habitat insalubre est de désigner une cellule indépendante qui gérera le problème dans toutes ses composantes. Il s'agit également d'aller vers des programmes intégrés qui favoriseraient la mixité sociale.

    L'externalisation de la gestion l'habitat insalubre passera vraisemblablement par la création d'une société mixte comprenant à la fois l'Etat, l'Omrane et des banques (CDG-Banque Populaire-CIH).


    Le Matin
     

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