Une nouvelle hausse des prix des carburants serait en cours d'examen

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 15 Novembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    En dépit de la stabilité relative des fluctuations des cours du pétrole sur le marché mondial, une nouvelle hausse des carburants plane à l'horizon. Rien n'est encore officiellement annoncée mais une source proche du dossier nous a déclaré qu'une décision allant dans ce sens pourra être prise incessamment. Le secrétariat général du gouvernement serait en train d'examiner et de débattre des mesures à prendre pour faire face à l'alourdissement de la facture énergétique.


    Ces mesures ne manqueront pas d'avoir un effet direct sur plusieurs activités économiques telles que l’agriculture, le transport, l’industrie de transformation sans oublier les incidences qui pourront avoir lieu sur les tarifs de commercialisation de l'eau et de l'électricité.
    Le pétrole brut, qui s’échangeait en janvier 2005 à 40 dollars le baril, se commercialise actuellement à environ 60 dollars, soit une augmentation de plus de 50%. Cette situation a été prise en compte lors de l'élaboration du projet de Loi de Finances 2006, sur la base duquel il a été prévu de réintroduire la mise en application de système d’indexation des prix suspendu par les pouvoirs publics en septembre 2000.
    Il est à rappeler qu’une loi, adoptée en 1995, habilite le gouvernement à "adapter" les prix des carburants, tous les 15 jours, selon les fluctuations des marchés internationaux et notamment de la place de Rotterdam prise comme référence par le Maroc. Conséquence: l’Etat a supporté, entre janvier et juillet 2005, un montant de 3,4 milliards de dirhams en raison de la non-répercussion totale sur les consommateurs des hausses des cours mondiaux du pétrole.



    En dépit de la stabilité relative des fluctuations des cours du pétrole sur le marché mondial, une nouvelle hausse des carburants plane à l'horizon. Rien n'est encore officiellement annoncé mais une source proche du dossier nous a déclaré qu'une décision allant dans ce sens pourrait être prise incessamment. Le Secrétariat général du gouvernement serait en train d'examiner et de débattre les mesures à prendre pour faire face à l'alourdissement de la facture énergétique. Les mesures ne manqueront pas d'avoir un effet direct sur plusieurs activités économiques telles que l’agriculture, le transport, l’industrie de transformation sans oublier les incidences qui pourront avoir lieu sur les tarifs de commercialisation de l'eau et de l'électricité.
    En rapport avec le secteur des carburants, les employés des stations de distribution vont se réunir, ce mardi, pour examiner les problèmes sociaux de leur secteur.
    "Cette hausse est presque inévitable en raison du renchérissement des cours du pétrole sur le marché mondial et les limites de l'action de compensation partielle menée depuis des années par l'Etat", a estimé l'homme d'affaires Adnan Debbagh. Admettant l'aspect logique d'une nouvelle hausse qui reste justifiée par la conjoncture internationale. Il met, par contre, en garde contre le risque inflationniste qui se manifeste déjà, ainsi que les contraintes liées au déficit commercial et à la baisse du taux de couverture des importations. De ce fait, il considère que la problématique actuelle consiste à savoir si le gouvernement dispose d'une véritable politique énergétique ou s'il se contente simplement d'introduire des hausses successives.
    Un professionnel de la pêche a estimé qu’une telle augmentation mettra certainement la profession dans une position difficile, et menacent la pérennité de la flotte nationale, toutes catégories confondues, et conduira inéluctablement à l'arrêt définitif de plusieurs unités de pêche".
    En attendant une décision officielle, l’essence super est commercialisée à 10,37 dh/l, le super sans plomb à 10,37 dh/l, le pétrole lampant et le gasoil à 6,98 dh/l, le gasoil 350 à 8,22dh/l, et le mélangeur à 10,71 dh/l.
    Le pétrole brut, qui s’échangeait en janvier 2005 à 40 dollars le baril, se commercialise actuellement à environ 60 dollars, soit une augmentation de plus de 50%. Cette situation a été prise en compte lors de l'élaboration du projet de Loi de Finances 2006, sur la base duquel il a été prévu de réintroduire la mise en application du système d’indexation des prix suspendus par les pouvoirs publics en septembre 2000.
    Certes, aucune décision n’a été encore prise mais le projet est en cours d’examen par le département de l’Energie avec les ministères concernés. Il faut noter que ce système est basé sur la répecussion automatique des fluctuations des prix internationaux sur les prix intérieurs à la hausse comme à la baisse. Autrement dit, le prix à la consommation sera conditionné par les fluctuations du marché pétrolier international. Le retour au système d’indexation se justifie par l’incapacité de la Caisse de compensation à supporter le déficit qui s’élève à plusieurs milliards de dirhams en 2005.
    Sous l’effet de la flambée des cours mondiaux du pétrole, des augmentations ont eu lieu ces derniers mois et d'autres devraient intervenir en fonction de la tendance sur le marché mondial des matières premières.
    Il est à rappeler qu’une loi, adoptée en 1995, habilite le gouvernement à "adapter" les prix des carburants, tous les 15 jours, selon les fluctuations des marchés internationaux et notamment de la place de Rotterdam prise comme référence par le Maroc. Conséquence: l’Etat a supporté, entre janvier et juillet 2005, un montant de 3,4 milliards de dirhams en raison de la non-répercussion totale sur les consommateurs des hausses des cours mondiaux du pétrole.
    Cette nouvelle hausse ne manquera pas d’encourager certains secteurs à en tirer profit. Cette hypothèse n’est pas encore confirmée mais c’était toujours le cas en de pareilles circonstances. A titre de rappel, la dernière augmentation a servi de prétexte pour certains professionnels, en particulier au niveau du transport urbain pour imposer une augmentation unilatérale de tarifs de leurs services.


    LIBERATION
     

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