Une ONG américaine dénonce l'Algérie comme responsable des crimes du (polisario)

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 27 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le Conseil américain pour les prisonniers marocains (ACMP) tient les Algériens et les éléments du "polisario" pour "responsables de tous les préjudices qu'ont subis et que continuent de subir les détenus marocains sans défense et autres détenus civils, sous leur contrôle".


    Dans une lettre adressée à Pierre-Richard Prosper, ambassadeur extraordinaire des Etats-Unis pour les questions liées aux crimes de guerre, l'ACMP a affirmé que les autorités algériennes "à notre connaissance", n'ont pas transféré la "souveraineté" sur les camps aux mercenaires du "polisario", ce qui signifie, en termes de droit international, que la partie algérienne est la principale autorité responsable de la détention des Marocains.

    La lettre de l'ACMP, dont une copie est parvenue à la MAP, rappelle que le Conseil, basé à Gardena en Californie, ½uvre à la libération des Marocains détenus par les séparatistes du "polisario" et à poursuivre en justice, au nom des victimes, "tous ceux qui auraient directement ou indirectement participé à l'assassinat, à la disparition, à la torture, aux mauvais traitement, à la séquestration illégale et au trafic de tout détenu marocain". Selon les dispositions des conventions de Genève et du droit humanitaire international, souligne la lettre, les détenus marocains auraient dû être libérés en 1991 à l'entrée en vigueur du cessez-le-feu parrainé par les Nations unies.

    Quatorze années après, le "polisario", à l'instigation et avec la bénédiction et le soutien des commanditaires algériens, détient toujours à des fins de marchandage et de profit politique et financier, les Marocains, considérés comme les plus vieux prisonniers du monde, explique le document.
    "La pratique débile et criminelle du " polisario " consiste à libérer les prisonniers au compte-goutte de façon totalement arbitraire afin de s'attirer les faveurs de dignitaires étrangers et des organisations de secours internationales ", ajoute la lettre.

    Le président de l'ACMP, Hassan Al Farissi, a indiqué que le chef du "Polisario" a déclaré au quotidien français "Le Monde" que tous les détenus marocains seraient libérés "aussitôt que possible", mais à ce jour, relève-t-il, aucun signe d'une quelconque libération n'a été constaté, au contraire, "l'ambassadeur" à Alger (de la fantomatique rasd) Mohammed Beissat a déclaré à la presse que la libération a été reportée "indéfiniment, jusqu'à ce que le Maroc mène des actions", qui n'ont aucun rapport avec la question.

    La lettre, qui souligne que cette demande est contraire aux conventions et lois internationales, ajoute qu'elle est également diamétralement opposée à la volonté de la communauté internationale qui s'est prononcée clairement, à travers la résolution 1598 de l'Onu d'avril 2005, qui exhorte le "polisario" à "libérer sans délai tous les prisonniers restants, conformément au droit humanitaire international." Le document souligne qu'il n'y a pas que des détenus dans les camps de Tindouf, mais des populations entières de Marocains séquestrés, qui ne sont pas libres de retourner au Maroc et que les personnes qui ont réussi à s'échapper ont brossé un tableau noir des violations des droits de l'Homme perpétrées dans les camps.

    Le Conseil exhorte également l'ambassadeur américain d'établir une liste des auteurs de crimes et des crimes de guerre afin de la soumettre à la Cour pénale internationale (CPI), exprimant sa conviction que l'ancien procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour le Rwanda a une connaissance profonde des besoins de justice des victimes et de leurs familles et de l'importance de présenter les criminels à la justice.


    Source: MAP.
     

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