Verdict : Huit militaires condamnés pour avoir livré des secrets

Discussion dans 'Scooooop' créé par tarix64, 9 Août 2007.

  1. tarix64

    tarix64 Visiteur

    J'aime reçus:
    46
    Points:
    0
    [​IMG][FONT=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif]


    [​IMG]MAROC - Verdict : Huit militaires condamnés pour avoir livré des secrets
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le tribunal permanent des Forces armées royales, siégeant à Rabat, a jugé que les huit officiers, dont trois colonels et un capitaine, ont été coupables de «divulgation du secret professionnel et atteinte à la sécurité extérieure de l’Etat». Ils avaient transmis des documents secrets à des journalistes de l’hebdomadaire Al Watan al An (La Patrie maintenant) qui avait publié le 14 juillet dernier un dossier intitulé «les rapports secrets derrière l’état d’alerte au Maroc». L’hebdomadaire citait un document envoyé par la Direction générale de la sécurité du territoire aux services de renseignements militaires et affirmait que le réseau al-Qaïda avait décidé d’envoyer douze combattants arabes et quatre Pakistanais dans le Maghreb pour y perpétrer des attentats, notamment au Maroc. Les autorités marocaines avaient alors décrété un avis d’alerte maximal en matière de sécurité. Le tribunal militaire marocain a ainsi condamné le capitaine Mohammed Maaji à cinq ans de prison et à une amende de 10 000 dirhams (900 euros). Il avait reconnu avoir transmis des documents confidentiels au directeur de l’hebdomadaire Al Watan al An. Il a expliqué son geste par le dépit de «ne pas voir son travail reconnu par ses supérieurs et à cause de problèmes psychiques». Son avocat a demandé qu’il soit examiné par des psychiatres, mais le tribunal a refusé. L’ex-adjudant chef du 5e bureau (sécurité militaire), Hassan Bassine, a été condamné à la même peine. Il a affirmé qu’il «donnait de faux documents aux journalistes pour tenter de récupérer de vraies informations. Cela faisait partie de mon travail». Deux autres officiers ont été condamnés à cinq ans de prison et deux autres devront purger des peines de six mois d’emprisonnement.
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Ce sont des sanctions assez lourdes, selon des juristes marocains. Dans cette affaire, c’est d’abord la nature des documents qui a fait réagir les autorités : deux courriers confidentiels de la Direction générale de la sécurité concernant les menaces terroristes dans le pays. Les informations, transmises par les militaires, font état d’un groupe qui appelle au jihad contre le Maroc. Il serait, également, question d’escadrons de la mort envoyés dans le pays pour perpétrer des actes terroristes.
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Depuis le 6 juillet dernier, les forces de l’ordre sont en alerte maximum au Maroc. La justice a donc estimé que ces documents portaient atteinte à la sûreté de l’Etat. Les autorités ont ainsi voulu montrer qu’elles ne laisseraient plus passer la diffusion d’informations secrètes dans la presse. Au Maroc, la copie de documents confidentiels agrémente, régulièrement, les enquêtes journalistiques. Dans cette affaire, l’auteur de l’article, Mustapha Hormat (toujours en détention) et le directeur de publication, Abderrahim Ariri, sont également poursuivis pour «recel de documents obtenus à l’aide d’une infraction». Leur jugement a été mis en délibéré au 15 août prochain.

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]source

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]

     

Partager cette page