Villes sans bidonvilles : dernière ligne droite pour Casablanca

Discussion dans 'Info du bled' créé par Med Omar, 8 Mai 2014.

  1. Med Omar

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    Villes sans bidonvilles : dernière ligne droite pour Casablanca

    Sur 108 000 familles recensées dans les bidonvilles de Casablanca depuis 2006, 50 000 ménages ont été relogés et 46 000 sont en voie de l’être. Les 12 000 ménages restants viennent d’être pris en charge grâce à une nouvelle convention entre le ministère de l’habitat et la wilaya, entre autres.
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    Depuis qu’elle a vu le jour en 2006, Idmaj Sakane se fait plutôt discrète. La société, chargée de la lutte contre les bidonvilles à Casablanca par la réalisation de programmes de relogement et qui accueille dans son tour de table Al Omrane, la CDG, le CIH ou encore la Banque Populaire, compte pourtant à son actif plusieurs réalisations. Elle est intervenue dans le relogement de 40 000 ménages à Casablanca depuis sa création, avec un investissement de 1,6 milliard de DH. Ces interventions ont d’ailleurs été bien utiles aux promoteurs immobiliers dont les terrains abritent des bidonvilles. Dans le cadre d’un partenariat public-privé, Idmaj Sakane libère en effet le foncier de ces développeurs en échange de leur contribution au programme de résorption des bidonvilles à Casablanca.
    La société ne reste cependant qu’un intervenant parmi d’autres dans l’éradication des bidonvilles de la ville. L’aménageur public Al Omrane, Dyar Al Mansour ou encore l’Agence Urbaine de Casablanca sont également mis à contribution. Il faut dire que le volume d’occupants de bidonvilles à Casablanca nécessite d’importants efforts : 108 000 ménages ont été recensés depuis le lancement du programme national Villes sans bidonvilles (VSB) en 2006. Une population qui, l’on s’en doute, a augmenté sur les dernières années puisqu’on partait d’une estimation de 82 000 ménages concernés initialement.
    Quoi qu’il en soit, l’action des pouvoirs publics pour traiter la problématique a été déclinée en deux temps : d’abord au moyen du programme VSB portant sur une population de près de 61 000 ménages pour un coût global de 6,7 milliards de DH. S’en est suivi le programme régional déployé en 2011 qui ciblait près de 46 000 ménages mobilisant un investissement de 4,8 milliards de DH. Sur le terrain, sur les 108 000 familles ciblées,
    50 000 ménages ont été relogés jusqu’à présent grâce à cet effort et les cas de 46000 autres ménages devraient être traités au moyen de logements en cours de construction.
    Si l’on fait le calcul, cela laisse un total de 12 000 ménages qui ne sont pas encore couverts. Et c’est justement pour gérer ce reliquat qu’une convention a été signée ces derniers jours par le ministère de l’habitat, la wilaya, l’Agence urbaine, Al Omrane et Idmaj Sakane. L’accord porte sur le recasement des ménages restants moyennant un investissement de 2,4 milliards de DH dont 1,4 milliard issus de la péréquation. Les choses ne devraient pas s’éterniser puisque la convention fixe un délai de 6 mois pour la mobilisation du foncier (300 ha) qui devra abriter le futur programme.

    Habitat menaçant ruine : 9 250 ménages concernés dans la métropole
    Dans la foulée, trois autres conventions ont été paraphées pour donner un ultime coup de pouce au programme VSB à Casablanca. Deux de ces accords portent sur le financement et la réalisation de programmes destinés au recasement de près de 5200 ménages habitant des bidonvilles pour près de 1,3 milliard de DH. La troisième convention porte, elle, sur la mise à niveau d’anciens lotissements à la préfecture de Mohammédia et la transformation du réseau électrique aérien en réseaux souterrains au niveau de deux opérations développées pour les besoins du VSB (Al Fadl à Moulay Rachid et Essafae à Echellalat) pour un coût global est de 51 MDH.
    Pour parvenir à leur objectif d’en finir avec l’habitat insalubre à Casablanca, les pouvoirs publics doivent encore traiter l’habitat menaçant ruine. Une récente étude de la wilaya recense 9 250 ménages concernés par la problématique, occupant 3 136 habitats, qu’il s’agit de reloger dans un futur immédiat. Cette population devrait être gérée conjointement par la Sonadac et Idmaj Sakane. Dans un premier temps ce sont les cas de 2 600 ménages occupant des habitats situés dans le périmètre d’intervention de la Sonadac qui seront traités par cette dernière entité. Une convention a été signée à cet effet avec les ministères de l’habitat et des finances. Devrait s’ensuivre le traitement des cas de 1400 ménages par la Sonadac également, celle-ci gérant au final les situations de 4 000 familles pour un coût global de 624 MDH. Le reliquat, soit 5 250 ménages, devrait être pris en charge par Idmaj Sakane. Les opérations pour ce relogement sont en cours d’autorisation.
    Reda Harmak. La Vie éco
    www.lavieeco.com

     

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