VOS REACTION :Immigration clandestine : le Maroc panse ses blessures

Discussion dans 'Discussion générale' créé par razielahmed, 29 Octobre 2005.

  1. razielahmed

    razielahmed Visiteur

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    Jamais avant le 5 octobre 2005, le Royaume du Maroc n'avait été aussi secoué par la question de l'immigration clandestine. Et pourtant, le phénomène est loin, très loin d'être une nouveauté.

    Mais de manière presque inattendue, les derniers assauts de candidats sub-sahariens au passage en Espagne via les enclaves de Sebta et Melilia ont entraîné une spirale de rebondissements. Des images de télévision et des photos de presse, des interprétations, des critiques vives. Et au bout compte, un royaume chérifien qui se retrouve avec une image sérieusement endommagée.

    A Rabat, la situation a, dans un premier temps, surpris tout le monde. Les militaires marocains postés aux frontières des deux enclaves ne s'attendaient pas à une telle violence, juste quelques heures après leur installation. De même, les autorités du royaume n'avaient pas prévu une récupération de leurs premières actions de gestion de la crise par les médias et la société civile de l'Occident. Seuls face à une situation de tension qui interpellait tout aussi bien les pays européens que les pays africains pourvoyeurs de migrants clandestins, le Maroc a dû faire ce qu'il pouvait dans l'urgence, avant d'essuyer de vives critiques. Les clandestins morts aux abords de la clôture à quelques mètres de leur rêve, les autres raccompagnés à la frontière algérienne, ont contribué à ternir l'image du pays, en ce qui concerne les droits de l'homme.

    Trois semaines après, on peut dire que le Royaume tire bien les leçons de cette expérience. Le gouvernement a officiellement regretté le bilan malheureux : six morts et une absence criarde de réactivité dans la communication gouvernementale. La réaction a été maladroite, mais compréhensible à cause de l'effet de surprise. Et Rabat est plus que jamais tourné vers l'avenir. Un avenir où les choses ne seront plus du tout les mêmes à propos de la gestion du problème de l'immigration. Et c'est Khalid Zerouali, le gouverneur directeur de la Migration et de la Surveillance des frontières au ministère de l'Intérieur qui trouve les mots justes pour exprimer la nouvelle approche. Pour ce responsable, la nouvelle physionomie de l'immigration appelle une " démarche stratégique qui consiste à s'attaquer aux sources de vulnérabilité."

    Pour le gouvernement marocain, il va falloir concilier deux réalités. Premièrement prendre le pays comme pourvoyeur, car des Marocains se trouvent parmi les clandestins. Et deuxièmement, tenir compte de la dimension de plus en plus prononcée de pays de transit. Dans tous les cas, affirme-t-on à Rabat, la première chose à faire est de favoriser le développement local pour sédentariser les populations des zones pourvoyeuses. De grandes opérations de sensibilisation sont prévues. Elles devraient s'accompagner de moyens à mettre à la disposition des populations tentées par l'aventure. Cela va nécessiter un vaste déploiement de la coopération entre le Maroc et tous les pays dont les ressortissants sont impliqués. Et aussi avec les pays européens, présentés comme les principaux responsables de la situation. Bien sûr, le volet sécuritaire ne va pas être relâché, puisque la traque des passeurs se poursuit et que le Maroc, renforce son dispositif de surveillance des frontières. Mais c'est un gros problème de développement qui se pose. Et le royaume chérifien a déjà des propositions concrètes, qu'il s'apprête à proposer à tous ses partenaires.


    source :allafrica
    vos reaction svp, pour moi le maroc est aussi victime que ses subsaharien non?
     

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