WIMBLEDON : NADAL ENTRE DANS L'HISTOIRE

Discussion dans 'Autres Sports' créé par omarigno, 7 Juillet 2008.

  1. omarigno

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    Dignes héritiers de Björn Borg et John McEnroe, Rafael Nadal et Roger Federer ont livré une finale magique. Après 4h48' d'un combat épique, Rafael Nadal a terrassé (6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7) le maître des lieux. Un match déjà dans l'histoire du jeu.

    Björn Borg et John McEnroe peuvent sourire dans les tribunes. Ils ont trouvé de dignes successeurs avec Roger Federer et Rafael Nadal. Le tie-break mythique de la finale de 1980 a trouvé son pendant lors du quatrième set où Roger Federer sauve deux balles de match. L'émotion d'une cinquième manche à suspense, remportée (8-6) par Björn Borg, a rencontré sa jumelle, ce 06 juillet 2008. Il est 21h16 à Londres, la nuit tombe et Rafael Nadal s'effondre sur le Centre Court après 4h48' d'un combat, ponctué par de multiples rebondissements et achevé (6-4, 6-4, 6-7 [5], 6-7 [8], 9-7) pour la finale la plus longue de l'histoire. L'Espagnol vient de rejoindre Björn Borg dans la légende en réussissant le premier doublé Roland-Garros et Wimbledon depuis 1980. Cette première victoire à Wimbledon, le Majorquin la conquiert en immense champion. Pour son entrée dans l'histoire, il a vu les choses en grand. Face à lui, un des plus grands champions de tous les temps. Face à lui, deux interruptions par la pluie dont la première à deux sets à zéro et (4-5) service à suivre. Face à lui, deux balles de match qui s'envolent avec un service gagnant et un passing exceptionnel de revers de Roger Federer au quatrième set. Face à lui, une balle de break à sauver à 4-3 dans la cinquième manche.

    Un match d'une telle intensité se vit au-delà de la technique et de la tactique. Plus le temps passe, plus le niveau s'élève pour atteindre des sommets au cinquième set où Roger Federer laisse aux vestiaires tous les complexes nadaliens. Rafael Nadal est d'autant plus grand qu'il vient de battre un grand Roger Federer. Il aurait été dommage qu'il gagne en trois sets où l'ombre du Suisse a plané sous le poids de la pression. «J'ai tout essayé, mais il mérite d'être le champion», concède le numéro un mondial lors de la remise du trophée. Roger Federer a bien tout essayé avec un double visage à la Janus. Pendant trois sets, il alterne le meilleur et surtout le pire à l'image des cinq jeux consécutifs encaissés au deuxième set (de 4-1 à 4-6). La pluie vient effacer les doutes lors de la première interruption à deux sets à zéro et 4-5. Plus d'une heure après ce premier round, le Suisse relève les gants pour remporter le tie-break grâce à quatre aces et un service gagnant. Plus agressif et plus offensif, le numéro un mondial propose enfin une réponse à la tornade espagnole.


    Son visage s'éclaire et il se transcende lors d'un deuxième tie-break, déjà dans les annales. Rafael Nadal mène cinq points à deux et sert pour conclure. Une double et une attaque de coup droit retardent l'échéance. A sept points à six, le Majorquin s'offre une première balle de match, effacée par un service gagnant de Roger Federer. Un exceptionnel passing de coup droit lui permet de servir pour le titre à huit points à sept. Le Suisse et ses douze tournois du Grand Chelem se rappellent au bon souvenir de tous avec un magnifique passing de revers décroisé. Le match a changé de dimension et une dernière interruption à 2-2 (40-40) au cinquième set à 19h54 ne change pas la donne. Roger Federer revient en servant deux aces et Rafael Nadal ne cède pas un pouce de terrain. Connu pour sa couverture de terrain, le numéro deux mondial possède bien d'autres arguments comme un service sur le corps qui met au supplice son adversaire et une intelligence tactique, digne de Manolo Santana, dernier vainqueur espagnol à Wimbledon. Pour le petit supplément d'âme, il suffit de se repasser en boucle son dernier jeu avec son premier service-volée du match à 0-15 et une volée gagnante. Rafael Nadal est allé chercher sa victoire comme un grand, un immense champion. Dans sa cabine de commentateur, John McEnroe devait penser à sa victoire en 1981 contre Björn Borg. Il venait de déboulonner un mythe. Le sport est souvent un éternel recommencement.

    lequipe.fr

     

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