WTA Tour : Mauresmo range la raquette

Discussion dans 'Tennis' créé par simo160, 3 Décembre 2009.

  1. simo160

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    Amélie Mauresmo a décidé de mettre un terme à sa carrière de joueuse professionnelle à l'âge de 30 ans. La Française l'a confirmé ce matin lors d'une conférence de presse. l'ex N.1 mondiale s'arrête avec 25 titres WTA en carrière avec, comme grande fierté, le plus beau palmarès du tennis français.

    Une page du tennis féminin et du tennis français se tourne. Après 16 ans à écumer les tournois à travers le monde, Amélie Mauresmo a décidé quitter le circuit WTA. La Française, qui avait mis un terme à sa saison après une défaite au 2e tour de l'US Open l'été dernier, a confirmé qu'elle ne reprendrait plus le chemin des courts. Définitivement. "Si je vous ai réunis, c'est pour vous annoncer la fin de ma carrière. C'est un peu émouvant. C'est une décision qui a été réfléchie. Il y avait peut-être un peu de lassitude qui s'installait", a déclaré la Parisienne avant d'éclater en sanglots. "Je sens que j'étais au bout du chemin."

    Cette décision n'est pas vraiment une surprise. Depuis trois ans déjà, Amélie Mauresmo galérait entre les blessures et les contre-performances. Tout doucement, elle glissait dans le classement mondial. Jamais très loin, certes, mais suffisamment pour comprendre qu'il était peut-être temps de passer la main. Après une année faste en 2006, la meilleure de sa carrière avec deux titres du Grand Chelem (Open d'Australie et Wimbledon) et une place de n°1 solide, elle avait quitté le Top 10 dès 2007, puis le Top 20 en 2008 pour ne jamais le réintégrer malgré une victoire à Coubertin en février dernier. "Je crois que dans ma tête, c'était déjà arrêté après Wimbledon", où elle fut éliminée en huitième de finale par la Russe Dinara Safina le 29 juin. "Aujourd'hui, concrètement, je n'ai plus envie d'aller sur le terrain pour m'entraîner. J'ai la chance d'avoir eu une carrière extraordinaire." Et de conclure : "Le futur n'est pas défini. J'aime bien prendre mon temps. On verra ce qui va se présenter."

    Son palmarès n'a pas d'égal en France depuis l'avènement de l'ère open : 25 titres dont deux Grands Chelem. Celle qui fera mieux n'est sans doute pas encore née. Parmi ses plus beaux succès on peut se rappeler le Masters en 2005, décroché face à Mary Pierce au terme d'un match épique et une médaille d'argent aux Jeux Olympiques d'Athènes. Et puis bien sûr, comment oublier qu'Amélie Mauresmo a été la première Française à s'installer sur le trône du circuit, dès 2004 ? Depuis 1999 et sa finale perdue en Australie jusqu'à fin 2006, Mauresmo a donc passé sept ans sur le devant de la scène. Rideau.

    AMELIE MAURESMO EN BREF

    Née le 5 juillet 1979 à Saint-Germain en Laye. Elle mesure 1.75 pour 69 kg.
    Professionnelle depuis 1993. Elle a été coachée par Loïc Courteau de 2002 à 2008, puis par Hugo Lecoq en 2009.

    Amélie participe à son premier Roland-Garros en 1995. Gagne son premier match dans un grand tableau à Roland-Garros en 1996. C'est à Berlin qu'elle atteint sa première finale en 1998 en battant les N.2 et 3 mondiales Lindsay Davenport et Jana Novotna. Cela la propulse dans le top 100.

    En 1999, c'est l'heure de la révélation et de la polémique. Elle arrive en finale à l'Open d'Australie (battue par Martina Hingis), où elle fait son coming-out. Elle remporte son premier titre à Bratislava.

    En 2001, elle perd au premier tour de Roland-Garros face à une modeste joueuse allemande: Jana Kandarr. En 2002, elle atteint deux demi-finales en Grand Chelem à Wimbledon et l'US Open. En 2003, elle est dans le top 5. En 2004, malgré les blessures, elle gagne 5 titres dont Rome; Montréal et Philadelphie.

    En 2005, sa victoire contre Mary Pierce en finale du Masters restera comme une référence dans sa carrière. L'année suivante, elle enchaîne par sa plus belle saison, 2006, avec ses deux titres en Grand Chelem, à l'Open d'Australie et Wimbledon. Contre Justine Henin à chaque fois. Elle est N.1 mondiale une grande partie de la saison.

    En 2007, pour la première fois depuis 7 ans, elle ne termine pas dans le top 10, stoppée par des blessures. En 2008, elle passe sous la barre du top 20. Cette année, elle s'impose à Coubertin avant d'annoncer le 3 décembre la fin de sa carrière.



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  2. simo160

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    Tennis - WTA Tour : Mauresmo : "Une immense fierté"

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    "Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j'ai décidé de mettre un terme à ma carrière." Par ces mots, Amélie Mauresmo s'est libérée en officialisant ce que tout le monde pressentait. Une décision qui voit s'éloigner la plus grande joueuse tricolore de l'ère Open. La tête haute.

    AMELIE, vous avez donc décidé de mettre fin à votre carrière professionnelle . Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui vous y ont poussée ?

    A.M. : C'est une décision qui a été longuement réfléchie. J'avais envie de prendre mon temps. C'est vrai que c'est un peu triste, mais c'est une décision qui est venue à moi comme une évidence au fil des dernières semaines et des derniers mois.

    La fatigue , physique ou mentale , y est pour quelque chose ?

    A.M. : Des difficultés surtout mentales en fait. Cela fait quand même 25 ans que ma vie tennistique est en route, et je sens que j'arrive au bout du chemin avec des choses extraordinaires qui se sont passées. J'ai obtenu des résultats qui sont allés au-delà de mes rêves, de mes espérances. C'est vrai le paramètre physique est important, plus vous avancez et plus c'est difficile d'être au niveau et d'enchaîner les semaines. C'était devenu de plus en plus dur. Aujourd'hui concrètement, je n'ai plus envie d'aller sur le terrain m'entraîner. A partir de ce constat très simple, il faut prendre une décision qui s'impose comme une évidence. J'ai eu la chance d'avoir une carrière extraordinaire. Je crois que dans ma tête ça s'est terminé après Wimbledon. J'ai voulu continuer pour finir ma saison et je crois que le moment est venu de tourner la page et de passer à autre chose.

    Est-ce une décision que vous avez prise seule ?

    A.M. : C'est une décision qui m'appartient à 100%. Je sais que toute mon équipe était là pour m'aider et m'encourager. Elle croyait encore en mes capacités. J'ai beaucoup écouté mes proches, et les mots de mon équipe ont pesé lourd dans la lenteur de ma prise de décision. La flamme, l'envie, la passion ne sont plus là. La tournée américaine cet été a été très difficile à vivre. C'est ça aussi qui me pousse aujourd'hui à vous dire tout cela. Depuis la fin de l'US Open, à aucun moment j'ai eu envie d'appeler mon équipe pour leur dire: "Allons y ! On y retourne." Non. Tout cela était bel et bien terminé dans ma tête. Et je n'ai aucun regret de m'arrêter maintenant.

    Avez-vous pensé à disputer l'Open Gaz de France à Paris en février 2010 pour vos adieux ?

    A.M. : Cela n'a jamais été vraiment quelque chose de possible dans ma tête. Il fallait faire la préparation hivernale, et ça je n'en avais plus envie. C'est là aussi où je me dis que c'est la bonne décision. Evidemment s'il suffisait d'arriver sur le terrain et de briller, mais pour arriver à ça il y a un gros boulot, et je ne me sens pas capable de le faire.

    D onc vous allez partir sans faire vos adieux au public.. .

    A.M. : On verra comment on s'organise. Je sais que peut-être quelque chose sera organisé à Coubertin. Mais en tant que joueuse de tennis, cela ne se fera pas. J'ai vu Fabrice Santoro pendant sa dernière saison faire ses derniers matches. Ce n'est pas quelque chose qui me tente. Je voulais faire cette saison à fond, sans penser que c'était la dernière. Cela fait partie de ma personnalité.

    Est-ce que vous avez des regrets, notamment celui de ne pas avoir réussi à Roland-Garros ?

    A.M. : Non, je me retourne aujourd'hui sans aucun regret, mais avec une immense fierté. Je ne rêvais pas d'avoir ce palmarès-là. Oui je rêvais de gagner un Grand Chelem. Numéro 1 mondiale, je n'en parle même pas, je pensais que c'était inaccessible... La Fed Cup, c'était une aventure humaine absolument incroyable. Il y a eu des trophées soulevés parmi dans le monde... Notamment à Paris, c'était magique. J'ai vécu dix ans magiques, incroyables, avec des moments heureux, des remises en question, de la persévérance. J'ai été encadrée, portée, aimée par mon équipe tout au long de cette fin de saison et je ne les remercierai jamais assez.

    Quels souvenirs vous viennent à l'esprit ?

    A.M. : Je n'ai pas d'images, je suis complètement dans l'émotion. Depuis que j'ai pris ma décision, beaucoup d'images sont venues, mais là aujourd'hui je suis simplement contente que mes proches, mais aussi d'autres personnes, soient là. Cela me montre aussi que ce que j'ai créé dans le monde du sport est de très fort. Tout est parti de la Fed Cup, où le tennis féminin en France a décollé avec la finale 2005, que l'on a perdu à Roland-Garros mais le public nous a tellement poussées que cela m'a beaucoup ému. Ensuite, il y a eu cette médaille d'argent à Athènes en jeux Olympiques qui m'a procuré une énorme émotion. Et puis, je n'oublie pas les Masters fin 2005 face à Mary Pierce ce qui a conditionné ma superbe année 2006 et le gain de mes deux titres en Grand Chelem qui reste mes plus beaux résultats. Tout cela me laisse une immense fierté.

    Il n'y a donc aucune chance pour que vous sortiez de votre retraite à votre tour dans quelques temps ?

    A.M. : Je sais qu'il ne faut jamais dire jamais. Mais un retour à la compétition, je n'y crois pas trop. Je vois bien à quoi vous faites allusion avec le retour de Kim Clijsters et de Justine Henin, pour ne prendre que les dernières... Mais j'ai désormais 30 ans et il est temps que je passe à autre chose. Maintenant, j'ai des craintes, je ne le cache pas. Des peurs de ne plus m'éclater comme j'ai pu le faire auparavant. C'est normal, c'est une fin, une petite mort pour moi. Mais c'est réfléchi. J'ai vécu ma carrière de façon exacerbée et je ne regrette rien.

    Savez-vous ce que vous allez faire dorénavant ?

    A.M. : Pour l'instant, le futur n'est pas déterminé pour moi. J'aime bien prendre mon temps, ne pas me précipiter. J'ai quelques idées en tête mais aujourd'hui ce n'est pas le sujet. Transmettre en tout cas est quelque chose d'intéressant et une idée à creuser. Mais là aussi, je me laisse du temps pour déterminer ce qui s'offre à moi. Mais je suis compétitrice dans l'âme, donc je suis prête à relever de nouveaux challenges.


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  3. Dexter

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    Elle est nulle à part les français personne ne la regrettera
     
  4. simo160

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    La décennie Mauresmo

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    De son éclosion au plus haut niveau à l'Open d'Australie en 1999 au dernier titre de sa carrière, 10 ans plus tard, à Coubertin, retour sur les dates marquantes de la carrière d'Amélie Mauresmo. Entre joies, frustrations et consécrations, la Française a marqué son époque.

    . JANVIER 1999: NAISSANCE A MELBOURNE

    C'est à Melbourne, à l'autre bout du monde, qu'Amélie Mauresmo se révèle au grand public. Elle a pourtant commencé à se faire un nom. Championne du monde juniors en 1996, elle a intégré le Top 30 du classement WTA fin 98. La petite française est une étoile montante. Mais de là à imaginer le parcours qu'elle va accomplir à l'Open d'Australie... Son premier tour de force, elle le réussit au 2e tour en battant la Suissesse Patty Schnyder en trois sets. Elle profite ensuite d'un tableau ouvert (éliminations de Jana Novotna et Conchita Martinez, têtes de série 3 et 9) pour atteindre les demi-finales, où elle retrouve Lindsay Davenport, la numéro un mondiale. Le match est magnifique et Amélie l'est plus encore. Elle l'emporte en trois sets (4-6, 7-5, 7-5). A genoux sur le central de la Rod Laver Arena, elle tient la première image forte de sa carrière. En finale, elle ne pourra rien face à la science du jeu et l'expérience de Martina Hingis, d'un an sa cadette mais déjà tellement plus rompue aux grande finales. La Suissesse s'impose en deux petits sets, 6-2, 6-3. On se dit que le tour de Mauresmo ne tardera pas. Elle devra pourtant attendre sept ans pour décrocher son premier titre du Grand Chelem. En attendant, la France se découvre une championne, talentueuse, et une femme, franche et nature, qui n'a pas peur de faire à cette occasion son "coming out", en révélant son homosexualité.

    . MAI 2001: ROLAND, TERRE MAUDITE

    Il n'y a rien de plus difficile pour un joueur ou une joueuse française que d'être attendu(e) à Roland-Garros. Et jamais, depuis Yannick Noah, un représentant du tennis tricolore n'avait été aussi attendu Porte d'Auteuil qu'Amélie Mauresmo en 2001. C'est peu dire que la numéro un française arrive cette année-là en pleine confiance sur la terre battue parisienne. Depuis l'Open d'Australie, où elle a cédé en huitièmes de finale face à Martina Hingis, Mauresmo a gagné 25 matches sur 27, remportant cinq tournois. Sa préparation pour Roland s'est avérée presque parfaite avec une victoire à Berlin et une finale à Rome avec, au passage, deux victoires sur Hingis et une autre sur Capriati. La Française fait partie des grandes favorites pour le titre. C'est son heure, du moins le croit-on. Puis, patatras. Elle disparait dès le 1er tour, face à Jana Kandarr. Un vrai trou noir. La presse ironise sur "le fabuleux gadin d'Amélie Mauresmo", en référence au film en vogue du moment dans les salles. Il faudra du temps à la Française pour se remettre de cet échec. Elle a sans doute compris, ce jour-là, que Roland-Garros ne serait jamais pour elle...

    . SEPTEMBRE 2004: LE POUVOIR SANS LA LEGITIM IT E

    Le 13 septembre 2004, au lendemain de l'US Open, Amélie Mauresmo devient la 15e joueuse classée numéro un mondiale. Une forme de consécration pour la Française, même si cette prise de pouvoir ne convainc pas tout le monde. Au-delà des réalités mathématiques du classement WTA, Mauresmo n'est pas encore la patronne du circuit. A Flushing Meadows, son accession au trône ne s'est d'ailleurs pas accompagnée d'un triomphe sur les courts new yorkais, puisqu'elle a disparu dès les quarts de finale. C'est sa régularité qui se voit récompensée. Amélie a atteint les quarts de finale des quatre tournois du Grand Chelem en 2004, décroché une médaille d'argent aux Jeux d'Athènes et enlevé trois titres. Mais elle sait pertinemment que, tant qu'elle n'aura pas enlevé un titre majeur, elle ne sera pas l'égale des plus grandes. Ce premier règne sera d'ailleurs éphémère. Cinq semaines plus tard, elle cèdera sa couronne à Lindsay Davenport.

    . NOVEMBRE 2005: UN ANGE PASSE LE CAP

    L'année 2005 n'a pas permis à la star du tennis tricolore d'atteindre l'objectif qui vire à l'obsession: gagner, enfin, un des quatre tournois du Grand Chelem. A l'exception de Roland-Garros, où elle a disparu dès le 3e tour (face à une future star, Ana Ivanovic), Mauresmo n'a pas démérité, mais que ce soit en Australie (quart de finale, défaite face à S.Williams), à Wimbledon (demi-finale contre Davenport) ou à l'US Open (quart, battue par Pierce), il lui a toujours manqué le petit plus qui fait la différence. Elle désespère ses fans, mais elle demeure certaine de parvenir à ses fins. Il ne lui manque qu'un déclic. Il va se produire à Los Angeles, lors du Masters. Tombeuse de Maria Sharapova en demi-finale, Amélie retrouve Mary Pierce pour une finale 100% française dans la cité des Anges. Moins régulière au plus haut niveau, Pierce ne souffre pas de la même émotivité dans les grands rendez-vous. Elle compte déjà deux titres majeurs à son palmarès. La finale est superbe et, cette fois, Mauresmo va au bout en s'imposant en trios sets, 5-7, 7-6, 6-4. Un Masters, c'est bien disent les sceptiques mais ça ne vaut pas un Grand Chelem. Ils n'auront plus bien longtemps à attendre. Un mois et demi plus tard, totalement libérée de ses démons, Amélie remportera l'Open d'Australie. Mais le meilleur reste encore à venir.

    . WIMBLEDON 2006

    Quand débute Wimbledon à l'été 2006, qui peut encore douter qu'Amélie Mauresmo est une immense championne? Bien sûr, il y a toujours quelques esprits chagrins pour noter que son titre à l'Open d'Australie a été "facilité" par les abandons de Kim Clijsters en demi-finale et de Justine Hénon en finale. D'autres notent qu'elle a, une fois de plus, raté le coche à Roland-Garros. Mais la Française, elle, rêve secrètement de Wimbledon. C'est là que son jeu offensif s'exprime le plus naturellement et que son déficit de puissance face à certaines de ses rivales s'estompe. A nouveau installée à la première place mondiale, de façon plus durable cette fois (elle occupe ce rang depuis le mois de mars), elle ne doutera jamais durant la quinzaine londonienne. Tout ne sera pas rose. A partir des quarts de finale, elle cède un set à chaque tour, face à Myskina, Sharapova et Hénin en finale. Après avoir subi le jeu de la Belge au cours de la première manche (4 fautes directes seulement lors des 10 premiers jeux pour Hénin), Mauresmo prend peu à peu le dessus pour s'imposer 2-6, 6-3, 6-4. Preuve de son nouveau mental d'acier, Amélie ne tremblera jamais une fois le break réussi dans le dernier set: pas une seule balle de break concédé et un dernier jeu de service parfait. Cette fois, le monde lui appartient. Sans le savoir, elle vient pourtant d'atteindre le sommet de sa carrière en succédant à Suzanne Lenglen, 81 ans après. Il n'y avait plus rien au-dessus de Wimbledon...

    . FEVRIER 2009: LE DERNIER SACRE

    Pour Amélie, tout a commencé à aller de travers en mars 2007. Après un beau début de saison, la championne est stoppée dans son élan par une opération de l'appendicite. Jamais elle ne retrouvera son niveau d'antan, glissant peu à peu dans la hiérarchie: 3e mondiale fin 2006, elle n'est plus que 18e un an plus tard et 24e en décembre 2008. A l'approche de la trentaine, le corps s'éteint peu à peu. L'envie aussi. Le talent, lui, ne s'éclipse jamais complètement. Parfois, il ressurgit et tout redevient possible. Ce sera le cas à Coubertin en février 2009. La porte de Saint-Cloud lui apportera cette communion avec le public que la porte d'Auteuil lui a toujours refusé. Au cours de cette semaine de rêve, elle bat notamment Agnieszka Radwanska, Jelena Jankovic et Elena Dementieva. Deux ans après son dernier titre, à Anvers, elle soulève à nouveau un trophée. C'est le 25e titre de sa carrière. Pas le plus prestigieux, mais un des plus émouvants. Ce sera aussi le dernier.


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